Premières lignes #38

En apparence, Marguerite est une jeune femme comme les autres : elle a un joli appartement, un amoureux gentil et un travail intéressant. Sa différence est tenue, presque invisible : Marguerite a beaucoup de mal à supporter le bruit et l’agitation sociale autour d’elle. Consciente de ses difficultés, la jeune femme part à la quête d’elle-même, lit, se renseigne, consulte, fait des rencontres et se libère peu à peu…

L’autrice-dessinatrice-narratrice de ce roman graphique inspiré de faits réels n’est autre que la libraire de Marguerite, témoin de ses recherches. Entre observatrice et confidente, Mademoiselle Caroline a suivi les pas de la lectrice assidue. Le jeu de couleurs très significatif (du rouge sur fond noir symbolisant les agressions extérieures jusqu’aux couleurs éclatantes de la libération) permet de retracer, sobre et touchante, la rencontre de Marguerite avec elle-même.

Qui, au cours de cette lecture drôle et émouvante qui pointe une difficulté mal connue, ne s’est pas dit : « Mais c’est moi, ça. » ?

Mademoiselle Caroline et Julie Dachez. La différence invisible. 2016

Les premières lignes sont des rendez-vous hebdomadaires initiés par Ma Lecturothèque. Les Premières lignes des autres participants sont à découvrir sur son blog.