Algues vertes

Trente-six sangliers sont retrouvés morts dans l’estuaire du Gouessant à Hillion. La FNSEA organise un match de foot sur la plage de Morieux pour montrer l’absence de risques. Les écologistes sont visés comme étant responsables de suicides d’agriculteurs.

Après des années de recherche, de rencontres et de lecture de rapports, Inès Léraud, journaliste et documentariste et Pierre van Hove, dessinateur, publient une bande dessinée sur un scandale écologique toujours en cours : des algues vertes amassées sur les côtes bretonnes dégageant un gaz toxique. Le récit commence par la mort d’un cheval et l’évanouissement de son cavalier. Pierre Philippe, médecin urgentiste, fait un rapprochement entre plusieurs cas de décès (trois hommes et au moins quarante animaux) et la toxicité des algues vertes. Il alerte les autorités sanitaires, sans succès. Puis on revient aux origines du phénomène : l’agriculture intensive qui pollue les eaux mais rapporte beaucoup d’argent, non aux agriculteurs lésés, mais aux grands groupes industriels, lobbyistes et politiques. Et on comprend pourquoi ça n’avance pas.

Les auteurs croisent le temps de l’enquête et la chronologie des faits. Le récit n’est donc pas linéaire mais permet d’épouser plusieurs points de vue et d’accrocher le lecteur qui s’interroge. La lecture est dense (les analyses scientifiques et l’enchevêtrement des intérêts politiques, touristiques et économiques ne sont pas toujours aisés à comprendre) mais les protagonistes sont bien présentés, souvent avec une pointe d’humour, et la fiction est accompagnée d’un dossier contenant la chronologie des faits et des documents importants. Les illustrations de Pierre van Hove accompagnent le récit dans de belles nuances de vert. Une belle lecture qui fait réfléchir !

Inès Léraud et Pierre van Hove. Algues vertes : l’histoire interdite. 2020

Premières lignes #83

Entre neige et loup est un joli récit poétique qui se situe entre l’aventure et la légende. Lila vit sur une île de l’archipel japonaise éternellement enneigée. Le jour où elle croit son père disparu dans la tempête, elle quitte la maison et part à sa recherche. C’est le début d’une quête, escortée par deux petites grenouilles, un chat et bientôt un magnifique loup blanc très protecteur, à la recherche de son père mais aussi de ses origines. Dans la forêt magique, la jeune fille rencontre des démons et un jizô, ce petit esprit de la forêt, qui ne s’exprime qu’en rimes ou qu’en haikus. Lila apprendra très vite qui est sa mère et pourquoi l’île est constamment enneigée.

C’est un parcours initiatique mais aussi un voyage à travers les légendes et les traditions d’un Japon lointain. La neige permet de douces nuances de couleurs et bientôt l’île se découvre chaleureuse et merveilleuse.

Agnès Domergue et Hélène Canac. Entre neige et loup. 2019

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Premières lignes #82

Pénélope Bagieu, autrice des Culottées, adapte le célèbre récit de Roald Dahl. Sous son crayon, les sorcières sont une armée aussi ridicule qu’effrayante dirigée par une magnanissime terrifiante et perverse. C’est bien connu, les sorcières détestent les enfants, ces êtres répugnants, bruyants et puants et il est temps de s’en débarrasser définitivement. C’est compter sans un jeune garçon qui s’y connaît en sorcières et qui, caché derrière un paravent de la salle des congrès, a tout entendu du plan diabolique… Bagieu a su mettre en dessin l’humour du conte noir de Roal Dahl tout en conservant son style personnel.

Pénélope Bagieu d’après Roal Dahl. Sacrées sorcières. 2020

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Premières lignes #81

Pour la première fois de ma vie, je suis si émerveillée d’une BD jeunesse que j’ai attendu la suite avec beaucoup d’impatience. Léa Mazé sait manier le suspense et l’humour dans cette « enquête au cimetière ». C’est rare que les enfants de croquemorts soient des personnages principaux et l’autrice en fait des héros malins et courageux qui mènent leur enquête coûte que coûte. Dans ce troisième tome, l’intrigue se dénoue au péril de la vie des deux enfants.

Les planches, d’une grande qualité picturale, posent un décor sombre et inquiétant et rendent d’autant plus effrayants des personnages sans scrupule. Le milieu du cimetière, lieu commun de la littérature de l’effroi, n’a pas fini d’inspirer les auteurs et les enfants à l’imagination débordante.

Léa Mazé. Les Croques. 3, Bouquet final. 2020

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Premières lignes #80

En demandant à ce qu’on me conseille une « BD féministe », je suis tombée sur ce biopic d’Anaïs Nin. J’ai découvert la vie de cette femme puissante et libre, connue pour ses carnets intimes et ses écrits érotiques. Au début du récit de Léonie Bischoff, Anaïs vient de publier un essai sur l’auteur britannique D.H. Lawrence. Commence alors la valse des amants et des amantes qui, chacun à sa manière, permettent à l’autrice américaine vivant à cette époque en France, d’explorer son être profond, son inconscient et ses émotions à travers ses journaux intimes, dans lesquels se mêlent le fantasme et la réalité.

Le crayon multicolore de Léonie Bischoff mime à la perfection le tourbillon de l’exploration créative et sensuelle de l’autrice américaine qui mêle à la fois l’aléatoire, le sensible et l’étude scientifique et littéraire (la psychanalyse entre autres). Le foisonnement de certaines planches (en termes de couleurs et de détails) permet au lecteur de s’immiscer dans l’esprit rêveur d’une autrice qui sait exprimer et explorer ses sensations et faire éclater sa liberté.

Léonie Bischoff. Anaïs Nin, sur la mer des mensonges. 2020

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Premières lignes #57

C’est dans le quatrième tome de L’Arabe du futur que l’on apprend comment le petit Riad a perdu sa blondeur. De 1987 à 1992, entre la Bretagne et la Syrie, le jeune garçon vit une adolescence mouvementée. Les relations avec les autres ne sont pas tendres ; Riad tente de grandir dans une famille déchirée entre deux pays et deux cultures. Le cercle familial est mis à nu ; le portrait du père tyrannique et raciste n’est pas épargné. Heureusement l’humour et l’amour pour le dessin semblent toujours une porte de sortie.

Riad Sattouf. L’Arabe du futur 4. 2018

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