Enquête à Trentemoult

Déjà l’arrêt de tram Gare maritime me fait rêver, alors emprunter le navibus pour me rendre sur l’autre rive de Nantes, je ne me sentais plus. Trentemoult est un village de pêcheurs calme et coloré où il fait bon prendre un verre sur le port, en bord de Loire.

A chaque fois que je vais à Nantes, j’ai l’impression qu’on est tous en vacances, à croire que tout le monde fait le même métier que moi. En terrasse, le serveur fait son show (ah non en fait c’est un relou). A côté de nous fusent des conversations surréalistes (je n’aime pas trop employer ce noble mot pour décrire des choses aussi concrètes mais là je n’en vois pas d’autres) : « J’ai vingt ans de moins qu’elle, elle sait que ça ne va pas durer, je dors sur le canap’ et je m’entends bien avec son fils de dix-sept ans. » « Qu’est ce que tu nous as pécho encore ? Sérieux, elle met 1h30 à se ravaler la façade ? » « On a tous notre façon d’écrire : elle, jouera avec les mots tandis qu’une autre cherchera à t’emmener quelque part. » Dans le café, les serveurs improvisent une boîte de nuit à cinq heures de l’après-midi.

Lorsqu’on s’enfonce dans les petites ruelles de l’île, les touristes se font plus rares. Un autochtone nous indique les spécificités du village : le pendule, l’école en cuivre. Il paraît que la Reine Blanche (avec Catherine Deneuve) a été tournée sur l’île. Il connaît tout le monde ici, les touristes, on les repère. J’ai imaginé le scénario d’un roman policier : Meurtre à Trentemoult, village pittoresque : une pêcheur retrouvé sans vie, le lendemain de la kermesse de l’école. Aucun témoin.

A chaque coin de rue, un signe, un dessin, une fresque. Les couleurs chaudes se détachent sur le bleu du ciel. J’aime bien la complémentarité du bleu et de l’orange. Mes chambres ont longtemps été dans ces teintes. Celle que j’occupe actuellement est bleue avec des touches roses (je me suis retenue pour ne pas faire l’inverse). Dans tous les cas, ces fresques colorées et naïves confirment ma théorie : la beauté réside dans les contrastes. Comme les bruns aux yeux clairs et les blonds à la peau mate.

Et cette jolie maison violette qui semble se moquer d’elle-même avec son mobilier de jardin de la même couleur que les murs. Je suis sûre que la propriétaire est une vieille dame toute mignonne qu’on surnommerait Miss Purple (le violet, c’est tendance en ce moment, mais attention au total look, c’est pas moderne, ma chérie). Elle aurait un rôle très important dans le scénario du roman policier.

Amusant clin d’oeil au street artiste Banksy, cette oeuvre de l’inconnu mais non moins bon imitateur Bugsy. La petite fille représentée, sorte de fantôme qui pèserait sur l’île (tous les villageois savent mais aucun n’a parlé, c’est la loi du silence…) aurait un lien plus ou moins direct avec la mort du pêcheur.

Sous l’apparence naïve et festive de ces guirlandes, fanions et tressages, c’est sur cette place que le malin inspecteur de police trouvera la clé de l’énigme.

(Oui, je lis des romans policiers qui se passent dans de mignons petits villages pittoresques et j’ai même fait un escape game pendant les vacances : j’ai passé une heure enfermée dans le bureau d’un détective alcoolique, névrosé et schyzo.)

Noël à Colmar

A Colmar, on mêle histoire de l’art et artisanat. Les marchés de Noël sont répartis dans la ville ; les artisans font la démonstration de leur art ; la ville s’illumine à 16h30 (c’est drôle comme il fait nuit plus tôt dans l’est). La ville est plus petite que Strasbourg et les charmants chalets respirent la tradition.

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Colmar accueille le musée Unterlinden rénové depuis 2015 par Herzog et de Meuron. Les deux architectes ont conçu une galerie souterraine permettant de relier le cloître au couvent des Dominicains et d’avancer dans le temps depuis le Moyen-Age jusqu’à l’époque contemporaine en passant par la Renaissance. Le cloître abrite le chef-d’œuvre de la collection du musée : le retable d’Issenheim (1512-1516) réalisé par Mathias Grünewald et Nicolas de Haguenau. Celui-ci est présenté dans un écrin de blancheur, au regard de tableaux de la même époque pour en magnifier la modernité. Les panneaux sont décloisonnés et chaque scène à son unicité. Le Christ en croix impressionne par l’expressivité de ses traits. Accrochées au mur du cloître, des maquettes permettent de se rendre compte de l’objet retable en ouvrant et fermant les deux séries de pans de bois, devant lesquelles les malades d’Issenheim défilaient pour espérer la guérison.

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Bilan du séjour :

  • Des discussions, des rires
  • Du thé, des épices, des sablés
  • Des décorations de Noël artisanales
  • Des couches de vêtements
  • Des trajets en train
  • Des légendes alsaciennes
  • Des découvertes culturelles
  • De belles photos, des souvenirs
  • Et surtout… la satisfaction d’un voyage en féérie, comme hors du temps..

Noël, c’est aussi à Strasbourg !

Strasbourg, capitale de Noël

Moi, j’adore Noël. Et la féérie alsacienne à cette époque me faisait rêver depuis quelques années. Partir à Strasbourg pendant les vacances de Noël, ce n’est pas très original. Résultat : il a fallu anticiper pour réserver le TGV et louer un petit studio.

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Une fois le pont menant au centre-ville emprunté et le barrage de sécurité franchi, on laisse de côté soucis et drames du quotidien pour s’imprégner de la magie de Noël. Les marchés de Noël sont répartis sur les différentes places de la ville selon leur spécialité.

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Les chalets du quartier du château ravissent nos papilles, ceux de la place Broglie nous permettent de décorer nos intérieurs, le marché de la place Gutenberg fait la part belle aux produits portugais, nationalité invitée cette année, celui du carré d’or fait rêver par le raffinement des produits exposés tandis que la place Kléber accueille des associations et arbore fièrement son sapin de trente mètres de haut.

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Pas toujours évident de distinguer les produits industriels des objets issus de l’artisanat. J’ai dû inventer une troisième catégorie : le made in china qui imite l’authentique. Le bourru à qui j’ai demandé où étaient fabriquées ses boules à neige : Ca dépend desquels ! En Allemagne ! Et mon portable, il vient de Chine ! J’aurais dû répondre Je n’ai pas l’intention de vous l’acheter ou Mais votre portable, vous ne le vendez pas sur le marché de Noël de Strasbourg. Au lieu de ça, j’ai haussé les épaules.

Et partout, ce sont des spécialités à déguster : vin chaud épicé, parts de choucroute ou de spaëtzel, des tartes ou baguettes flambées, des bretzels salés ou sucrés, du pain d’épices et toutes sortes de bredele.

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La magie de Noël opère véritablement à la tombée de la nuit lorsque les rues aux décors scintillants s’illuminent. Chaque boutique possède ses propres décorations : guirlandes, feuillage, sapin, installations lumineuses, véritables scènes de Noël dans les vitrines…

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La féérie est la norme. La rue des Orfèvres qui mène de la place du marché neuf jusqu’à la place de la cathédrale émerveille par la démesure élégante des décors de part et d’autre des façades.

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C’est aussi l’occasion de (re)visiter le centre de Strasbourg :

  • Se laisser surprendre par le caractère imposant de la cathédrale Notre-Dame au sortir de la rue Mercière, rêver à ses chiffres : 142 mètres de haut, deux siècles de construction, pas plus de 40 ouvriers sur le chantier
  • Chercher le petit chien des étudiants à l’intérieur de la cathédrale, se pencher vers l’horloge astronomique, mesurer de l’œil le pilier des anges
  • Traverser le quartier de la petite France, mal fréquenté jusqu’au 19e siècle, qui accueillait les malades de la syphilis, le mal venu de France
  • Visiter le musée Tomi Ungerer, illustrateur strasbourgeois (Les trois brigands), et découvrir une part méconnue de sa production…

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Noël en Alsace, c’est aussi :

  • Manger du pain d’épices au petit déjeuner
  • Boire des litres de thé de Noël
  • Grignoter du chocolat toute la journée
  • Regarder des téléfilms qui finissent bien, l’après-midi et des films de Noël, le soir (avoir la chanson de La Reine des Neiges dans la tête)

Noël, c’est aussi à Colmar !

Honfleur impressionniste

Le musée Eugène Boudin, fondé par Louis-Alexandre Dubourg et Eugène Boudin lui-même, se situe dans la chapelle de l’ancien couvent des Augustines, rue de l’Homme de bois.

L’exposition Etre jeune au temps des Impressionnistes (1860-1910) occupe les salles du premier étage, depuis la chapelle jusqu’à la vaste salle donnant vue sur l’estuaire à travers une large baie vitrée.

La période 1860-1910 couvre la grande époque de l’impressionnisme mais aussi les courants qui ont co-existé : académisme, réalisme, naturalisme, symbolisme, post-impressionnisme… Le choix des bornes chronologiques place le mouvement impressionniste dans le contexte de l’histoire de l’art.

La figure de l’enfant est mise à l’honneur cette année. A la fin du XIXe siècle, on commence à prendre en considération le développement de l’enfant ; les lois sur l’éducation en témoignent. L’enfant n’est plus simplement un adulte en devenir, c’est un être à part entière. En sciences, en sociologie, en art, en littérature, on s’intéresse aux bouleversements du passage de l’enfance à l’âge adulte. Réduite jusqu’à présent à la puberté, l’adolescence devient un sujet d’étude. Et le regard des artistes change. Fernand Pelez, peignant des enfants martyrs qui tentent de survivre dans la ville hostile, se fait porte-parole de la misère tandis que les peintres impressionnistes représentent des jeunes de la bonne société (souvent leurs enfants ou ceux de leurs amis) lisant sagement ou jouant au jardin, en toute insouciance, bonheur idyllique.

Alexandre Dubourg. Portrait d'un jeune garçon au chapeau bleu
Alexandre Dubourg. Portrait d’un jeune garçon au chapeau bleu
Fernand Pelez. Martyr ou le petit marchand de violettes.
Fernand Pelez. Martyr ou le petit marchand de violettes

L’exposition s’inscrit également dans la géographie : elle fait la part belle aux peintres normands : Felix Cals, Alexandre Dubourg, Ernest-Ange Duez, Jacques-Emile Blanche et bien sûr Eugène Boudin. Un cabinet lui est entièrement consacré. On y découvre ses natures mortes, ses paysages, ses vues d’Honfleur.

Il est intéressant de comparer les tableaux de Boudin à la ville elle-même. Port de pêche depuis le XVIe siècle, Honfleur a attiré les peintres impressionnistes qui y ont fait quelques séjours. Monet y a rendu visite à son maître.

Eugène Boudin. Le port d'Honfleur
Eugène Boudin. Le port d’Honfleur

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Loin du luxe tapageur de Deauville (de 700 à plus de 7000 euros la nuit à l’hôtel Normandy !), Honfleur respire les vacances tranquilles avec ses ruelles moyen-âgeuses, son église en bois au clocher séparé (la structure en bois n’aurait pas supporté le poids et le balancement des cloches), son petit port et ses places ombragées.

Boudin et Monet. L'église d'Honfleur
Boudin et Monet. L’église d’Honfleur

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Coup de coeur pour le cabinet des dessins au troisième étage du musée, petite salle intime où on regarde les dessins comme un tourne les pages d’un album photo : Eugène Boudin croque un personnage en un seul trait de plume !

Rouen impressionnée

Rouen impressionnée 2016 se décline sous la forme de trois promenades artistiques et urbaines. Ces parcours sont destinés à découvrir le street art à travers les rues de la ville.

Déambulation dans les rues du centre ville à la recherche des fresques

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Fresques éphémères devant le musée des Beaux-Arts. Les artistes se relaient tous les quinze jours.

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Robert Proch transforme la façade arrière du cinéma L’Omnia en une scène colorée et grouillante qui renverse le rapport entre spectacle et spectateurs.

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Ce collage réalisé par Gaspard Lieb représente un danseur émergeant du Conservatoire et se reflétant dans les vitres.

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Portrait de Jeanne d’Arc réalisé par Method Graphic sur la façade de l’archevêché grâce à la poussière incrustée dans les murs.

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Jef Aérosol représente au pochoir le rockeur du groupe Les Dogs sur une place bien cachée, plus visible depuis les hauteurs du Gros Horloge.

Rouen impressionniste

Cathédrale de lumière

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Chaque soir de l’été, la cathédrale de Rouen s’habille de lumière grâce à deux projections successives réalisées par la technique du video mapping (les images vidéo et la 3D subliment l’édifice). Se frayer un chemin pour être aux premières loges et admirer Les Vikings, spectacle qui retrace les invasions des guerriers du nord au IXe siècle (donnant naissance à la Normandie) puis Première impression. Au cours de cette seconde projection, la cathédrale se pare des couleurs qui ont ébloui les peintres impressionnistes. On retrouve de nombreux effets qui les ont séduits : mouvement gracieux de l’eau, couleurs changeantes des paysages, vent léger dans les cheveux et les robes des femmes, détente au cours d’un déjeuner sur l’herbe, assemblage de dessins aux traits enfantins…

Musée des Beaux Arts

Manet, Renoir, Monet, Morisot… Scènes de la vie impressionniste

Au cours de cette exposition, on entre dans l’intimité des peintres impressionnistes, on tente de comprendre leurs généalogies entremêlées (les Renoir, les Manet-Morisot…), et on s’émeut de la représentation des enfants des artistes. Dans chaque salle, les papiers peints sombres inspirés des collections des Arts décoratifs donnent l’impression de pénétrer chez quelqu’un. Au XIXe siècle, la représentation de la famille est à la mode : on s’intéresse en effet à l’intime, aux scènes familiales, au quotidien de la maison. Les artistes créent un entre-soi : ils sont à la fois peintres et modèles. Berthe Morisot : peintre et muse de Manet (Edouard). Julie Manet (fille de Berthe et Eugène) : source d’inspiration pour Morisot, Renoir et les autres. Les femmes et les enfants, véritables héros de la vie familiale, remplacent les modèles professionnels. On les peint dans leur intimité, songeurs ou bouillonnants de vie, jouant ou lisant, au jardin ou à la maison. Les peintres interprètent une société mouvante qui fait la part belle au cercle familial.

Mes trois coups de coeur :

Albert Bartholomé. Dans la serre. 1881 et Anonyme. Robe d'été. 1881
Albert Bartholomé. Dans la serre. 1881 et Anonyme. Robe d’été. 1881

La mise en scène du tableau de Bartholomé et de la robe d’été de coupe princesse dans laquelle sa jeune épouse a posé met en valeur les deux éléments : la robe est exposée devant le tableau, dans une vitrine au centre de la salle. On peut ainsi faire le tour de la robe, admirer les deux oeuvres ensemble (le tableau à travers la vitrine) et séparément (l’espace entre la vitrine et le tableau est assez grand pour que l’on puisse regarder la peinture à quelques mètres).

Gustave Caillebotte. Intérieur ou femme lisant. 1880
Gustave Caillebotte. Intérieur ou femme lisant. 1880

Dans ce tableau, le peintre inverse des relations traditionnelles entre masculin et féminin. Au premier plan, une jeune femme lit les nouvelles dans le journal assise dans un fauteuil rigide tandis que son mari est confortablement installé dans un immense canapé, absorbé par son roman. Le raccourci entre les plans témoigne d’une mise en scène photographique, quasi cinématographique, d’une grande modernité.

Claude Monet. Jean Monet sur son cheval de bois. 1872
Claude Monet. Jean Monet sur son cheval de bois. 1872

Claude Monet peint son fils alors âgé de cinq ans dans ses occupations quotidiennes. Il détourne des portraits officiels des aristocrates représentés sur leurs nobles montures. Le cheval de bois est le jouet de luxe de la modernité.

Normandie impressionniste : Préparation du voyage

Cette année, je participe avec une amie à la troisième édition du festival Normandie impressionniste. Tout l’été (du 16 avril au 26 septembre), la Normandie fête les peintres impressionnistes qui ont été ravis par ses bords de Seine et ses bords de mer. Conférences, ateliers, sons et lumières, expositions… : le Paradis pour les amateurs de peinture ! Et le jeu de mots Impressionniste / Impressionné permet d’élargir aux œuvres contemporaines. Il y en a pour tous les goûts : du bal musette au photomaton impressionniste en passant par la reconstitution de déjeuners sur l’herbe. Malgré la lassitude des praticiens pour qui l’impressionnisme est devenu la Thaïlande de la peinture : une usine touristique, nous allons tenter de profiter du spectacle sans pour autant ramener des graines de nymphéas.

Pour plus d’informations :

Claude Monet. Impression Soleil levant. 1874
Claude Monet. Impression Soleil levant. 1874

On révise √

Naissance de l’impressionnisme

Le mouvement impressionniste s’inscrit dans une réflexion philosophique sur le temps. On s’intéresse davantage au présent et on éprouve de la mélancolie à se connaître transitoire. La question de la fuite du temps se retrouve dans la représentation de la nature : on observe les changements climatiques au cours des saisons et les catastrophes naturelles.

L’impressionnisme trouve son influence dans les estampes japonaises dont Hokusaï est le grand maître. Le style de l’Ukiyo-e (« peinture du monde flottant ») est celui de la grâce, de la galanterie, de la légèreté et de la mode. On peint en série, différentes vues du mont Fuji par exemple.

Dans le domaine de la physique, Eugène Chevreul étudie la décomposition de la lumière et établit que les couleurs ne sont pas la propriété des choses.

L’impressionnisme est un art matérialiste conforme à une époque de scientisme et d’évolutionnisme.

Au milieu du XIXe siècle, l’invention des tubes de peinture permet aux artistes de sortir des ateliers.

Précurseurs : Charles François Daubigny (1817-1878) ; Johan Barthold Jongkind (1819-1891) ; Eugène Boudin né à Honfleur (1824-1898)

Dans la peinture impressionniste, la poésie des forces de la nature s’oppose à la poésie du progrès technique (les vues de la gare Saint-Lazare par exemple)

Le terme « Impressionnisme » vient du titre du tableau de Monet Impression Soleil Levant (1874)

Les dates du mouvement

1863 : Salon des Refusés (initiative de Napoléon III). Manet est voué à l’exécration. Idée qui ouvre l’histoire de l’art moderne : la peinture n’exprime rien d’autre qu’elle-même.

Monet, Manet, Renoir, Sisley, Bazille, Pissarro, Cézanne se donnent rendez-vous au café Guerbois, avenue de Clichy et font des séjours communs sur les bords de Seine.

1874 : Première exposition du groupe dans la galerie du photographe Nadar. Ce scandale est suivi d’une vente aux enchères catastrophiques (7 francs pour un Pissarro)

A partir de 1880 : quelques signes favorables de la part du monde intellectuel

1886 : Huitième et dernière exposition du groupe Impressionniste

1890 : Refus de l’Etat du don de l’Olympia de Manet

1894 : Refus du legs de Caillebotte

Quelques oppositions au sein du groupe : Degas, le Parisien d’origine aristocratique contre Pissarro, le discret anarchiste amoureux de la nature

Monet est le plus impressionniste des Impressionnistes. Il a réalisé une série de la cathédrale de Rouen. Il a offert à la France la série des Nymphéas peinte à Giverny et installée à l’Orangerie des Tuileries. Il meurt en 1926 quelques mois avant le vernissage officiel.

Les autres peintres se tournent vers d’autres mouvements picturaux : le pointillisme, le fauvisme, l’expressionnisme, le cubisme.

L’art impressionniste est une puissance de choc, une entrée dans l’art moderne qui rompt avec la conception de la peinture comme représentation du monde extérieur. Il sera encensé dès le siècle suivant.

D’après l’Encyclopédie Universalis

On étudie le trajet √

Sans titre

On consulte le site du festival pour préparer les visites √

On vérifie les réservations √

  • Appartement Centre ville Rouen
  • Maison Campagne normande

On prépare les valises √

Pour la plage :

  • Lunettes de soleil
  • Chapeau
  • Crème solaire
  • Drap de bain
  • Maillot de bain
  • Roman, Magazine

Pour la ville :

  • Appareil photo
  • Sac à dos
  • Carnet de notes
  • Carnet à dessin
  • Guide touristique

On consulte la météo : belle semaine √