Dans les premières lignes du premier roman de la grande fresque des Rougon-Macquart, une famille sous le Second Empire, Emile Zola expose son projet : une étude fine des comportements selon le tempérament de chaque personnage. La Fortune des Rougon, c’est le roman des origines, le portrait de l’ancêtre Adélaïde, la scission initiale, à l’échelle familiale mais aussi politique et nationale. Dans cette société en feu, deux adolescents se battent, Miette et Silvère, une des plus belles histoires d’amour du XIXe siècle, tout en tendresse, au sommet des barricades.

Je veux expliquer comment une famille, un petit groupe d’êtres, se comporte en société, en s’épanouissant pour donner naissance à dix, vingt individus qui paraissent, au premier coup d’œil, profondément dissemblables, mais que l’analyse montre intimement liés les uns aux autres. L’hérédité a ses lois, comme la pesanteur.

Emile Zola. La Fortune des Rougon. 1871

Eugène Delacroix. La liberté guidant le peuple. 1830
Eugène Delacroix. La liberté guidant le peuple. 1830

Les premières lignes sont des rendez-vous hebdomadaires initiés par Ma Lecturothèque. Les Premières lignes des autres participants sont à découvrir sur son blog.

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5 réflexions sur “Premières lignes #15

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