Aujourd’hui, c’est musée. J’ai aperçu l’affiche dans les couloirs du métro et le seul nom de Rembrandt a attiré mon regard : la peinture hollandaise du 17ème siècle, c’est ma petite marotte et la maison de Rembrandt à Amsterdam ressemble à une maison de poupée, c’est mignon. En plus, ce sera l’occasion de visiter le musée Jacquemart-André, qui n’est pas loin de ma ligne de RER, ça tombe bien. Apparemment, je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée. En attendant mon tour, j’ai eu le temps d’apprendre par cœur les dates de naissance et de mort de Nélie Jacquemart (1841-1912) et Edouard André (1833-1894), couple amateur et collectionneur d’art dont le goût en terme d’œuvres et de muséologie a contribué à l’écriture de l’histoire de l’art. J’ai aussi consulté la grille des tarifs (en gros, c’est plein tarif pour tout le monde). A la billetterie, j’ai eu le choix entre deux attitudes : « Je ne suis plus à ça près » ou « J’ai dépensé assez comme ça dans mon billet d’entrée ». J’ai penché pour la seconde option et je suis entrée sans audioguide et sans brochure. Demeure majestueuse, j’ai traversé les salons richement meublés (j’aime bien entrer dans l’intimité des personnages influents par ce biais, la maison, apparat ou intime, en dit long sur les goûts et les habitudes) avant de rejoindre l’exposition située au premier étage (Une femme d’affaires aux boucles impeccables s’agace de ne pas trouver l’entrée… suffit de suivre les flèches, ce n’est pas compliqué). Coup de cœur pour le jardin d’hiver très Second Empire (« second en pire » entendu ce matin à la radio) ; j’ai cru voir les personnages de Zola, en particulier Renée et Maxime, cachés derrière les plantes vertes.

La disposition des huit salles consacrées à Rembrandt est très intime. On y découvre un dessinateur, un peintre, un graveur, un jeune prodige (premier chef-d’œuvre à 23 ans), un brillant portraitiste. J’ai appris que Rembrandt ne faisait jamais de dessin préparatoire. J’aime bien ses clairs-obscurs et je connais surtout ses sujets bibliques. Les chefs-d’œuvre du maître hollandais sont disposés au regard des œuvres contemporaines et d’un réseau historique plus large (jolie comparaison entre son Souper à Emmaüs et celui du Caravage). Dans la dernière salle, on entre dans le cercle familial de l’artiste : portraits de son fils, des deux femmes qu’il a aimées, d’une jeune fille à la fenêtre, dans un style plus libéré.

Malgré la foule des visiteurs, une relation privilégiée avec un Rembrandt intimiste.

Le Caravage. Le Souper à Emmaüs. 1606
Le Caravage. Le Souper à Emmaüs. 1606
Rembrandt. Le Souper à Emmaüs. 1629
Rembrandt. Le Souper à Emmaüs. 1629

Musée Jacquemart-André. Rembrandt intime.

Du 16 septembre au 23 janvier 2017

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