Premières lignes #1

L’été, j’aime bien lire des thrillers et des romans policiers. Celui-ci m’a été offert par une amie qui l’a elle-même beaucoup apprécié. Pour ma part, j’ai trouvé la structure du roman très maligne et l’intrigue, cruelle et impitoyable.

Assise par terre, le dos contre le mur, les jambes allongées, haletante. Léo est tout contre elle, immobile, la tête posée sur ses cuisses. D’une main, elle caresse ses cheveux, de l’autre elle tente de s’essuyer les yeux, mais ses gestes sont désordonnés. Elle pleure. Ses sanglots deviennent parfois des cris, elle se met à hurler, ça monte du ventre. Sa tête dodeline d’un côté, de l’autre. Parfois, son chagrin est si intense qu’elle se tape l’arrière de la tête contre la cloison. La douleur lui apporte un peu de réconfort mais bientôt tout en elle s’effondre de nouveau. Léo est très sage, il ne bouge pas. Elle baisse les yeux vers lui, le regarde, serre sa tête contre son ventre et pleure. Personne ne peut s’imaginer comme elle est malheureuse.

Pierre Lemaître. Robe de marié. 2009

René Magritte. Le Faux miroir. 1935

Les premières lignes sont des rendez-vous hebdomadaires initiés par Ma Lecturothèque. Les Premières lignes des autres participants sont à découvrir sur son blog.